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Date: Fri, 04 Jul 2014 04:30:56 -0300
From: "d.michon" <d.michon@laposte.net>
Reply-To: d.michon@laposte.net
User-Agent: Mozilla/5.0 (X11; Linux i686; rv:24.0) Gecko/20100101 Thunderbird/24.5.0
MIME-Version: 1.0
To: Marie-Odile Morandi <mbottoli@voyager.archi.it>,
 educ@april.org
References: <53B56154.2000109@voyager.archi.it>
In-Reply-To: <53B56154.2000109@voyager.archi.it>
Subject: Re: [EDUC] =?UTF-8?Q?O=C3=B9_on_parle_de_Technologie?=
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This is a multi-part message in MIME format.
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Le 03/07/2014 10:57, Marie-Odile Morandi a écrit :
> Bonjour,
>
> Regards sur le numérique. Interview de Laure de la Raudière
>
> http://www.rslnmag.fr/post/2014/07/01/Nous-avons-besoin-dune-armee-de-gens-sachant-coder- 
> <http://www.rslnmag.fr/post/2014/07/01/Nous-avons-besoin-dune-armee-de-gens-sachant-coder-%21.aspx>
>
Merci pour ce lien .


> /Concrètement, comment enseigner le code à l'école ?/
>
> Pour le primaire, je pense d'abord à une culture du code. Ensuite, on 
> peut aller plus loin en adaptant par exemple les cours de Techno au 
> collège. Est-ce qu'il ne serait pas temps de les transformer pour 
> intégrer le développement informatique et numérique ? Vu l’enjeu, il 
> faudrait peut-être moderniser ce cours pour le concentrer sur des 
> choses qui seront plus opérationnelles pour les élèves, dans le monde 
> dans lequel ils vont vivre.
>
> Institutionnaliser cet enseignement permettrait en tout cas de montrer 
> son importance. Je tire la sonnette d'alarme

Je suis persuadé que l'introduction à la programmation dès la maternelle 
participera à l'élaboration de l'esprit critique de nos jeunes élèves.
Cependant je doute fort de la pérennité de l'intention ni de la 
motivation des jeunes élèves à qui on va encore apprendre à faire faire 
le beau à un robot virtuel ou à voler à une abeille bêtifiante dans le 
seul but de se donner bonne conscience d'avoir validé leur compétences 
suivant des schémas de réponses héritées de l'apprentissage sans erreur 
ou de situations imitées.

Des élèves en maternelle comme au primaire ont besoin d'aborder le 
concept du virtuel par le biais de situations contextualisées.
L'échange, la correspondance, la mutualisation entre classes autour de 
la présentation d'un projet ou d'un challenge sont mille fois plus 
formateurs qu'une incidence de parcours autour d'un ramassis de 
"flashcards" surdéterminées.


> L'instituteur peut être là pour guider les enfants, être un animateur. 
> Mais la classe peut être enseignée par un cours à distance, un 
> logiciel d’apprentissage du code… C'est à définir avec le ministère de 
> l’Éducation,
>
Alors encore un logiciel "ésotérique" d'apprentissage d'un code et quel 
code imité et pour déboucher une fois de plus sur quelles sortes de 
logiques obsolètes sortis de cartons d'un Disneyland ou de Légoland ??
Tout cela comme s'il n'y avait pas de code ou de modules de programmes 
directement assimilables par de jeunes enfants pour aboutir à 
l'élaboration de véritables applications en agglomérant des routines ou 
en travaillant à partir de cartes heuristiques ?

Devra-t-on encore pleurer sur une organisation à la "magistère" 
proposant des séries de questionnaires fonctionnels totalement dépourvus 
d'intérêt, pondu par nécessité d'une procédure de validation des 
apprentissages de contenus restrictifs ?


> /Quels sont les codes que vous envisagez d’enseigner à l’école ?/
>
> Je n'ai pas réfléchi à cette question, d'abord parce que ce n’est pas 
> moi l’experte dans ce domaine : moi j’ai appris à coder exclusivement 
> en assembleur, et cela, on ne va pas leur apprendre ! Tout ce chapitre 
> mériterait une mission en tant que tel, à l’Assemblée Nationale ou 
> ailleurs. Il faut monter un groupe de travail qui déterminera ce que 
> l'on peut faire comprendre aux enfants en matière d'éveil au code, 
> afin qu'ils ne restent pas béats devant un site internet. Il faut 
> qu'ils puissent entrer dans le langage html, qu'ils comprennent ce que 
> sont les images sur un site web... On a remarqué qu’il y a un enjeu 
> colossal en matière de formation. Mais si on n’a pas creusé le contenu 
> de l'enseignement, c'est aussi parce qu'il s'agit d'une prérogative de 
> l’Éducation nationale. 

Donc à part le logo et faire avancer une tortue débile, de jeunes élèves 
au primaire n'auraient pas le droit d'approcher le concept de code au 
sens large alors qu'ils y participent et l'utilisent au quotidien ?
Pourquoi ne pas s'adresser directement aux professeurs des écoles plutôt 
que de faire réinventer la roue par des personnes qui n'ont pas ou plus 
affaire à de jeunes élèves ?

Il fut un temps où le suprême conseil de l'éducation considérait comme 
impossible que des élèves de maternelle puissent élaborer des contes ou 
des histoires cohérentes et que ce n'était pas accessible à leur niveau. 
Nous avons prouvé que ce soit en maternelle ou au primaire, qu'un 
travail aussi bien étayé par l'enseignant en une séries de relances et 
en questionnement d'explicitations qu'une production collective ou 
individuelle pouvait aboutir à un récit organisé, la part de l'adulte 
pouvant se restreindre à l'acte d'écrit final dit "dictée à l'adulte".
Non seulement cela valorise l'effort d'attention soutenu au cours d'un 
travail inventif mais cela met en relief la valeur et la signification 
de l'écrit.

Oublie-t-on que les classes participent également à des concours de 
productions technologiques, ou à des correspondances mathématiques. Si 
l'adulte contribue à l'organisation et à l'encadrement des ces 
rencontres il ne faut pas sous estimer l'engagement et la motivation des 
élèves mis en situation ...

La récente lettre de vigie-nature-école, programme de biologie 
participative piloté par le muséum, est un exemple de l'intérêt et de la 
curiosité de jeunes élèves. mais a eu également des retombées 
valorisantes pour nos chercheurs !

> En tout cas, la première politique publique à mettre en place, c’est 
> la formation – à tous les âges. Au lycée, on n'apprend même pas à 
> faire un CV. Pour moi, demain, chaque jeune devrait avoir son propre 
> site internet, où il présente qui il est, ce qu'il fait… via une vidéo 
> en ligne par exemple. Cela, il faut qu'il sache le faire. Et il faut 
> qu’il comprenne comment la grammaire informatique est construite.
>
Et que parfois le doute d'un bug se limite à se pencher sur la connectique ?

La transcription deviendra t elle in fine : "Mais comme cela demanderait 
encore la formation de la corporation d'instits et de profs des écoles 
qui sont des béotiens et n'ont trempé que dans le parcours 
administratif, on préférera pratiquer la "forte recommandation" de 
recettes toutes faites " ?
Et pourquoi ne pas se pencher sur le contenu d'un projet d'école ou de 
cycle, lesquels sont à l'entendement de chacun bien plus constructifs et 
permettent la mise en place de pédagogies différentiées qui peuvent 
intégrer la part du code en classe ?

L'exemple du CV est mal choisi, car si on consulte les livres de lecture 
ou les fichiers de production de texte du primaire on y trouve des 
présentation de CV ou de "carte d'identité " de personnages , de pays 
etc .... soit de manière implicite soit comme étude de cas.
En matière de CV la culture du secondaire passe la main aux chargés 
d'orientation. Et s'il faut parfois en effet que soit explicité la 
signification du terme de C.V. dans des associations de quartier, une 
fois le doute dissipé, l'humain n'est pas manchot, mais il reste voué à 
l'appréciation du futur employeur.


Cordialement
Didier Michon




-- Amicalement Marie-Odile Morandi Adhérente April http://www.april.org/


--------------010105040904010305050802
Content-Type: text/html; charset=UTF-8
Content-Transfer-Encoding: 8bit

<html>
  <head>
    <meta content="text/html; charset=UTF-8" http-equiv="Content-Type">
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  <body bgcolor="#FFFFFF" text="#000000">
    <div class="moz-cite-prefix">Le 03/07/2014 10:57, Marie-Odile
      Morandi a écrit :<br>
    </div>
    <blockquote cite="mid:53B56154.2000109@voyager.archi.it" type="cite">
      <meta http-equiv="content-type" content="text/html; charset=UTF-8">
      Bonjour,<br>
      <br>
      Regards sur le numérique. Interview de Laure de la Raudière<br>
      <br>
      <a moz-do-not-send="true"
href="http://www.rslnmag.fr/post/2014/07/01/Nous-avons-besoin-dune-armee-de-gens-sachant-coder-%21.aspx">http://www.rslnmag.fr/post/2014/07/01/Nous-avons-besoin-dune-armee-de-gens-sachant-coder-</a><br>
      <br>
    </blockquote>
    Merci pour ce lien .<br>
    <br>
    <br>
    <blockquote cite="mid:53B56154.2000109@voyager.archi.it" type="cite">
      <p><span style="color: #ff8c00;"><em>Concrètement, comment
            enseigner le code à l'école ?</em></span></p>
      <p>Pour le primaire, je pense d'abord à une culture du code.
        Ensuite, on peut aller plus loin en adaptant par exemple les
        cours de Techno au collège. Est-ce qu'il ne serait pas temps de
        les transformer pour intégrer le développement informatique et
        numérique ? Vu l’enjeu, il faudrait peut-être moderniser ce
        cours pour le concentrer sur des choses qui seront plus
        opérationnelles pour les élèves, dans le monde dans lequel ils
        vont vivre.</p>
      Institutionnaliser cet enseignement permettrait en tout cas de
      montrer son importance. Je tire la sonnette d'alarme</blockquote>
    <br>
    Je suis persuadé que l'introduction à la programmation dès la
    maternelle participera à l'élaboration de l'esprit critique de nos
    jeunes élèves.<br>
    Cependant je doute fort de la pérennité de l'intention ni de la
    motivation des jeunes élèves à qui on va encore apprendre à faire
    faire le beau à un robot virtuel ou à voler à une abeille bêtifiante
    dans le seul but de se donner bonne conscience d'avoir validé leur
    compétences suivant des schémas de réponses héritées de
    l'apprentissage sans erreur ou de situations imitées.<br>
    <br>
    Des élèves en maternelle comme au primaire ont besoin d'aborder le
    concept du virtuel par le biais de situations contextualisées.<br>
    L'échange, la correspondance, la mutualisation entre classes autour
    de la présentation d'un projet ou d'un challenge sont mille fois
    plus formateurs qu'une incidence de parcours autour d'un ramassis de
    "flashcards" surdéterminées.<br>
    <br>
    <br>
    <blockquote cite="mid:53B56154.2000109@voyager.archi.it" type="cite">L'instituteur

      peut être là pour guider les enfants, être un animateur. Mais la
      classe peut être enseignée par un cours à distance, un logiciel
      d’apprentissage du code… C'est à définir avec le ministère de
      l’Éducation,<br>
      <br>
    </blockquote>
    Alors encore un logiciel "ésotérique" d'apprentissage d'un code et
    quel code imité et pour déboucher une fois de plus sur quelles
    sortes de logiques obsolètes sortis de cartons d'un Disneyland ou de
    Légoland ??<br>
    Tout cela comme s'il n'y avait pas de code ou de modules de
    programmes directement assimilables par de jeunes enfants pour
    aboutir à l'élaboration de véritables applications en agglomérant
    des routines ou en travaillant à partir de cartes heuristiques ?<br>
    <br>
    Devra-t-on encore pleurer sur une organisation à la "magistère"
    proposant des séries de questionnaires fonctionnels totalement
    dépourvus d'intérêt, pondu par nécessité d'une procédure de
    validation des apprentissages de contenus restrictifs ?<br>
    <br>
    <br>
    <blockquote cite="mid:53B56154.2000109@voyager.archi.it" type="cite">
      <p><span style="color: #ff8c00;"><em>Quels sont les codes que vous
            envisagez d’enseigner à l’école ?</em></span></p>
      Je n'ai pas réfléchi à cette question, d'abord parce que ce n’est
      pas moi l’experte dans ce domaine : moi j’ai appris à coder
      exclusivement en assembleur, et cela, on ne va pas leur apprendre
      ! Tout ce chapitre mériterait une mission en tant que tel, à
      l’Assemblée Nationale ou ailleurs. Il faut monter un groupe de
      travail qui déterminera ce que l'on peut faire comprendre aux
      enfants en matière d'éveil au code, afin qu'ils ne restent pas
      béats devant un site internet. Il faut qu'ils puissent entrer dans
      le langage html, qu'ils comprennent ce que sont les images sur un
      site web... On a remarqué qu’il y a un enjeu colossal en matière
      de formation. Mais si on n’a pas creusé le contenu de
      l'enseignement, c'est aussi parce qu'il s'agit d'une prérogative
      de l’Éducation nationale. </blockquote>
    <br>
    Donc à part le logo et faire avancer une tortue débile, de jeunes
    élèves au primaire n'auraient pas le droit d'approcher le concept de
    code au sens large alors qu'ils y participent et l'utilisent au
    quotidien ?<br>
    Pourquoi ne pas s'adresser directement aux professeurs des écoles
    plutôt que de faire réinventer la roue par des personnes qui n'ont
    pas ou plus affaire à de jeunes élèves ?<br>
    <br>
    Il fut un temps où le suprême conseil de l'éducation considérait
    comme impossible que des élèves de maternelle puissent élaborer des
    contes ou des histoires cohérentes et que ce n'était pas accessible
    à leur niveau. Nous avons prouvé que ce soit en maternelle ou au
    primaire, qu'un travail aussi bien étayé par l'enseignant en une
    séries de relances et en questionnement d'explicitations qu'une
    production collective ou individuelle pouvait aboutir à un récit
    organisé, la part de l'adulte pouvant se restreindre à l'acte
    d'écrit final dit "dictée à l'adulte".<br>
    Non seulement cela valorise l'effort d'attention soutenu au cours
    d'un travail inventif mais cela met en relief la valeur et la
    signification de l'écrit.<br>
    <br>
    Oublie-t-on que les classes participent également à des concours de
    productions technologiques, ou à des correspondances mathématiques.
    Si l'adulte contribue à l'organisation et à l'encadrement des ces
    rencontres il ne faut pas sous estimer l'engagement et la motivation
    des élèves mis en situation ...<br>
    <br>
    La récente lettre de vigie-nature-école, programme de biologie
    participative piloté par le muséum, est un exemple de l'intérêt et
    de la curiosité de jeunes élèves. mais a eu également des retombées
    valorisantes pour nos chercheurs !<br>
    <br>
    <blockquote cite="mid:53B56154.2000109@voyager.archi.it" type="cite">
      <p>En tout cas, la première politique publique à mettre en place,
        c’est la formation – à tous les âges. Au lycée, on n'apprend
        même pas à faire un CV. Pour moi, demain, chaque jeune devrait
        avoir son propre site internet, où il présente qui il est, ce
        qu'il fait… via une vidéo en ligne par exemple. Cela, il faut
        qu'il sache le faire. Et il faut qu’il comprenne comment la
        grammaire informatique est construite. <br>
      </p>
    </blockquote>
    Et que parfois le doute d'un bug se limite à se pencher sur la
    connectique ?<br>
    <br>
    La transcription deviendra t elle in fine : "Mais comme cela
    demanderait encore la formation de la corporation d'instits et de
    profs des écoles qui sont des béotiens et n'ont trempé que dans le
    parcours administratif, on préférera pratiquer la "forte
    recommandation" de recettes toutes faites " ?<br>
    Et pourquoi ne pas se pencher sur le contenu d'un projet d'école ou
    de cycle, lesquels sont à l'entendement de chacun bien plus
    constructifs et permettent la mise en place de pédagogies
    différentiées qui peuvent intégrer la part du code en classe ?<br>
    <br>
    L'exemple du CV est mal choisi, car si on consulte les livres de
    lecture ou les fichiers de production de texte du primaire on y
    trouve des présentation de CV ou de "carte d'identité " de
    personnages , de pays etc .... soit de manière implicite soit comme
    étude de cas.<br>
    En matière de CV la culture du secondaire passe la main aux chargés
    d'orientation. Et s'il faut parfois en effet que soit explicité la
    signification du terme de C.V. dans des associations de quartier,
    une fois le doute dissipé, l'humain n'est pas manchot, mais il reste
    voué à l'appréciation du futur employeur.<br>
    <br>
    <br>
    Cordialement<br>
    Didier Michon<br>
    <br>
    <br>
    <br>
    <br>
    -- Amicalement
    Marie-Odile Morandi
    Adhérente April
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    <br>
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