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	Mon, 21 Jul 2014 21:52:46 +0200 (CEST)
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	id 90ACABC6894; Mon, 21 Jul 2014 21:52:28 +0200 (CEST)
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	Mon, 21 Jul 2014 21:52:15 +0200 (CEST)
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	for <educ@april.org>; Mon, 21 Jul 2014 21:52:15 +0200 (CEST)
Received: from [192.168.1.11] ([109.210.207.243])
	by mwinf5d67 with ME
	id V7sE1o00L5FdRMp037sF6g; Mon, 21 Jul 2014 21:52:15 +0200
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X-ME-Date: Mon, 21 Jul 2014 21:52:15 +0200
X-ME-IP: 109.210.207.243
Message-ID: <53CD6F6E.5010202@free.fr>
Date: Mon, 21 Jul 2014 21:52:14 +0200
From: Thierry Munoz <thierry.munoz@free.fr>
User-Agent: Mozilla/5.0 (X11; Linux i686; rv:24.0) Gecko/20100101 Thunderbird/24.6.0
MIME-Version: 1.0
To: educ@april.org
References: <60559482.63701799.1405816812230.JavaMail.root@zimbra18-e3.priv.proxad.net>	<1405859083.5297.19.camel@localhost> <53CCEB8E.9090203@samizdat.net>	<53CCF40D.6030006@voyager.archi.it> <1405948647.10392.31.camel@roro-MS-7502> <53CD422F.1040500@voyager.archi.it>
In-Reply-To: <53CD422F.1040500@voyager.archi.it>
Subject: Re: [EDUC] =?UTF-8?Q?Pr=C3=A9cision_du_minist=C3=A8re?=
Reply-To: Thierry Munoz <thierry.munoz@free.fr>
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Content-Type: text/plain; charset=UTF-8; format=flowed
Content-Transfer-Encoding: 8bit

Le 21/07/2014 18:39, Marie-Odile Morandi a écrit :
> Bonjour,
Salut,
> Ce qui me fait le plus enrager, c'est que les enseignants qui 
> devraient avoir été préparés à réfléchir pour le bien des têtes 
> blondes qui leurs sont confiées, se laissent encore plus que d'autres 
> manipuler par la pub....
Ne généralisons pas, s'il vous plaît :-P .

Tout est question d'abord de sensibilisation / formation : pour m'y 
confronter avec mes collègues, il s'agit de leur présenter (patiemment, 
régulièrement, sans brusquer) le problème et une fois qu'ils se rendent 
compte de toutes les implications, ils sont plus réceptifs / favorables 
au libre. Ensuite, certains feront des efforts, d'autres non : tout le 
monde n'a pas les mêmes priorités ou envies. Surtout quand l'institution 
ne considère l'informatique/TICE/TUIC que comme un outil et qu'elle ne 
donne pas l'exemple (formats fermés des documents transmis).

De plus, cela prend du temps (bénévole) pour proposer des logiciels 
libres à l'école (serveur Amonecole + postes clients de récup) mais je 
le fais car je suis un convaincu : ça dépasse largement le cadre de mes 
missions de professeur des écoles. Je le fais aussi de façon isolée : 
ces genres de choses se font dans les écoles où il y a des enseignants 
militants. Et heureusement qu'il existe une communauté qui donne de 
sérieux coups de main en cas de besoin (je pense aux listes et 
techniciens du projet EOLE, SACoche ...).

L'institution n'apporte aucune aide ou se dédouane en octroyant des 
chèques numériques qui enferment encore plus : impossible d'avoir des 
DVD, logiciels qui nous intéressaient fonctionnant sous Linux... Allez 
essayer ensuite de convaincre les collègues que le libre c'est bien... 
Et puis, pour l'école, c'est la municipalité qui est responsable, 
adressez-vous à elle... Si on a la chance d'avoir des élus sensibilisés 
/ compréhensifs (et oui, car même si c'est leur intérêt, ce n'est pas 
une de leur priorité) on peut arriver à quelque chose mais là aussi je 
vous dis pas le nombre de réunions (prise sur le temps libre évidemment)...

Je souhaiterais que la commune emploie un technicien pour me 
remplacer/soulager mais d'un autre côté, j'ai bien peur qu'à partir du 
moment où il y aura une entreprise extérieure , nous n'ayons plus cette 
latitude/liberté avec du matos/logiciels imposés (ceux qui l'arrangent 
techniquement et financièrement, nos prestataires locaux ne proposant 
pas d'OS libres) : et oui, car je ne suis pas décideur mais utilisateur 
au final.

Ensuite, pour impliquer les enseignants, on pourrait aussi leur demander 
leur avis :  il n'y a qu'à voir comment dans mon académie, on risque de 
nous imposer un ENT sans aucune concertation/réflexion/explicitation.

Donc de grâce avant de jeter la pierre aux enseignants, convainquons 
plutôt les décideurs / financeurs : le choix, l'orientation sont d'abord 
des choix politiques. Et pour cela, dans  ce domaine, il faut que nos 
élus fassent preuve d'initiative (en ne se laissant pas imposer des 
solutions par je ne sais quel acteur économique, en mutualisant les 
financements / ressources...) et de courage. Je compte sur l'action de 
l'APRIL, d'autres associations (éducation populaire notamment) mais 
aussi syndicats enseignants pour servir de relais et les éclairer.

Cordialement, et désolé si je suis parti dans tous les sens ;-) .

Thierry Munoz
Enseignant de primaire


--------------090501020709010403010204
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<html>
  <head>
    <meta content="text/html; charset=UTF-8" http-equiv="Content-Type">
  </head>
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    <div class="moz-cite-prefix">Le 21/07/2014 18:39, Marie-Odile
      Morandi a écrit :<br>
    </div>
    <blockquote cite="mid:53CD422F.1040500@voyager.archi.it" type="cite">
      <meta content="text/html; charset=UTF-8" http-equiv="Content-Type">
      <div class="moz-cite-prefix">Bonjour,<br>
      </div>
    </blockquote>
    Salut,<br>
    <blockquote cite="mid:53CD422F.1040500@voyager.archi.it" type="cite">
      <div class="moz-cite-prefix"> Ce qui me fait le plus enrager,
        c'est que les enseignants qui devraient avoir été préparés à
        réfléchir pour le bien des têtes blondes qui leurs sont
        confiées, se laissent encore plus que d'autres manipuler par la
        pub....<br>
      </div>
    </blockquote>
    Ne généralisons pas, s'il vous plaît <span class="moz-smiley-s4"><span>
        :-P </span></span>.<br>
    <br>
    Tout est question d'abord de sensibilisation / formation : pour m'y
    confronter avec mes collègues, il s'agit de leur présenter
    (patiemment, régulièrement, sans brusquer) le problème et une fois
    qu'ils se rendent compte de toutes les implications, ils sont plus
    réceptifs / favorables au libre. Ensuite, certains feront des
    efforts, d'autres non : tout le monde n'a pas les mêmes priorités ou
    envies. Surtout quand l'institution ne considère
    l'informatique/TICE/TUIC que comme un outil et qu'elle ne donne pas
    l'exemple (formats fermés des documents transmis).<br>
    <br>
    De plus, cela prend du temps (bénévole) pour proposer des logiciels
    libres à l'école (serveur Amonecole + postes clients de récup) mais
    je le fais car je suis un convaincu : ça dépasse largement le cadre
    de mes missions de professeur des écoles. Je le fais aussi de façon
    isolée : ces genres de choses se font dans les écoles où il y a des
    enseignants militants. Et heureusement qu'il existe une communauté
    qui donne de sérieux coups de main en cas de besoin (je pense aux
    listes et techniciens du projet EOLE, SACoche ...).<br>
    <br>
    L'institution n'apporte aucune aide ou se dédouane en octroyant des
    chèques numériques qui enferment encore plus : impossible d'avoir
    des DVD, logiciels qui nous intéressaient fonctionnant sous Linux...
    Allez essayer ensuite de convaincre les collègues que le libre c'est
    bien... Et puis, pour l'école, c'est la municipalité qui est
    responsable, adressez-vous à elle... Si on a la chance d'avoir des
    élus sensibilisés / compréhensifs (et oui, car même si c'est leur
    intérêt, ce n'est pas une de leur priorité) on peut arriver à
    quelque chose mais là aussi je vous dis pas le nombre de réunions
    (prise sur le temps libre évidemment)...<br>
     <br>
    Je souhaiterais que la commune emploie un technicien pour me
    remplacer/soulager mais d'un autre côté, j'ai bien peur qu'à partir
    du moment où il y aura une entreprise extérieure , nous n'ayons plus
    cette latitude/liberté avec du matos/logiciels imposés (ceux qui
    l'arrangent techniquement et financièrement, nos prestataires locaux
    ne proposant pas d'OS libres) : et oui, car je ne suis pas décideur
    mais utilisateur au final. <br>
    <br>
    Ensuite, pour impliquer les enseignants, on pourrait aussi leur
    demander leur avis :  il n'y a qu'à voir comment dans mon académie,
    on risque de nous imposer un ENT sans aucune
    concertation/réflexion/explicitation.<br>
    <br>
    Donc de grâce avant de jeter la pierre aux enseignants, convainquons
    plutôt les décideurs / financeurs : le choix, l'orientation sont
    d'abord des choix politiques. Et pour cela, dans  ce domaine, il
    faut que nos élus fassent preuve d'initiative (en ne se laissant pas
    imposer des solutions par je ne sais quel acteur économique, en
    mutualisant les financements / ressources...) et de courage. Je
    compte sur l'action de l'APRIL, d'autres associations (éducation
    populaire notamment) mais aussi syndicats enseignants pour servir de
    relais et les éclairer. <br>
    <br>
    Cordialement, et désolé si je suis parti dans tous les sens <span
      class="moz-smiley-s3"><span> ;-) </span></span>.<br>
    <br>
    Thierry Munoz<br>
    Enseignant de primaire<br>
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