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	Tue,  4 Nov 2014 18:22:02 +0100 (CET)
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	for <educ@april.org>; Tue,  4 Nov 2014 18:18:03 +0100 (CET)
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	with ESMTP id 3qtrMtLlytdY for <educ@april.org>;
	Tue,  4 Nov 2014 18:17:59 +0100 (CET)
Received: from smtp1-g21.free.fr (smtp1-g21.free.fr [212.27.42.1])
	(using TLSv1.2 with cipher ECDHE-RSA-AES256-GCM-SHA384 (256/256 bits))
	(No client certificate requested)
	by pavot.april.org (Postfix) with ESMTPS id 03CBABC6099
	for <educ@april.org>; Tue,  4 Nov 2014 18:17:58 +0100 (CET)
Received: from [192.168.0.20] (unknown [217.128.197.253])
	(Authenticated sender: thierry.munoz)
	by smtp1-g21.free.fr (Postfix) with ESMTPSA id 73972940130
	for <educ@april.org>; Tue,  4 Nov 2014 18:16:03 +0100 (CET)
Message-ID: <54590A44.6040805@free.fr>
Date: Tue, 04 Nov 2014 18:17:56 +0100
From: Thierry Munoz <thierry.munoz@free.fr>
User-Agent: Mozilla/5.0 (X11; Linux x86_64; rv:31.0) Gecko/20100101 Thunderbird/31.2.0
MIME-Version: 1.0
To: educ@april.org
References: <5457E5B9.9050009@yahoo.fr> <5458BD09.8050300@ac-reims.fr>
In-Reply-To: <5458BD09.8050300@ac-reims.fr>
Subject: Re: [EDUC] =?UTF-8?Q?Rapport_CNN_-=3E_1_-_Enseigner_l=E2=80=99inf?=
 =?UTF-8?Q?ormatique_=3A_une_exigence?=
Reply-To: Thierry Munoz <thierry.munoz@free.fr>
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Le 04/11/2014 12:48, fabio a écrit :
> Bonjour à tou(te)s,
>
> Enseigner l'informatique pose la question générale de l'enseignement. 
> Je suis désolé de commencer par ce poncif mais je voudrais étayer ma 
> position à travers ce préalable que vous pouvez passer si vous avez 
> peu de temps.
>
> ================= préalable ==================================
>
> La grande difficulté est à mon sens de sortir de cette logique 
> inopérante et inefficace des disciplines (lettres, maths, ...). En 
> effet, à tout niveau, quelle que soit la discipline, notre 
> apprentissage doit aboutir à la résolution d'un problème : synthétiser 
> un document en lettres, résoudre un problème de robinet, réparer ou 
> construire un objet technologique, comprendre comment une guerre a eu 
> lieu pour ne pas reproduire ces circonstances, comment gérer son 
> budget, etc ... Il est complètement illusoire de penser que l'on fait 
> uniquement des maths en maths, uniquement des lettres en lettres ou 
> uniquement de l'économie en économie. Et pourtant, rien de plus 
> compliqué que d'associer des disciplines de l'éducation nationale dans 
> un objectif commun !
>
> La réponse est simple, nous ne pouvons pas tout savoir et notre 
> première capacité va être de déléguer une partie des apprentissages à 
> quelqu'un que l'on juge plus compétent parce que mieux formé ! Cette 
> nécessité d'expertise se fera encore plus sentir au fur et à mesure 
> que l'élève ou l'étudiant progresse dans sa scolarité. Chacun de nous 
> en a bien conscience. On aboutit alors, en caricaturant un peu, à une 
> science sans conscience !
>
> Pourtant, quelle chance serait de pouvoir continuer à travailler comme 
> à l'école primaire, lieu idéal de la transversalité !
>
> Les outils informatiques offrent maintenant cette possibilité ! 
> L'expertise manquante se trouve maintenant, en partie, sur le net ou 
> dans l'usage de certains outils informatiques et il y a la, à mon 
> sens, un énorme terrain à défricher. Le rôle de l'éducateur reprend 
> son sens en accompagnant l'élève ou l'étudiant dans son parcours 
> d'apprentissage et on ne réclame plus chez un professionnel de 
> l'éducation d'être un spécialiste de maths ou de lettres, mais d'être 
> le garant d'un développement citoyen, actif, critique, soucieux d'une 
> démarche scientifique ...
>
> Donc une vision bipolaire des compétences nécessaires : pédagogue dans 
> le bon sens du terme et expert d'un domaine appelé à construire des 
> contenus et accompagner les professeurs (éducateurs, instituteurs ...)
>
> Mais voilà, même si j'étais ministre de l'éducation nationale, il me 
> serait impossible de bouleverser l'éducation à ce point.
>
> ========= fin du préalable ========================================
>
> Alors il faut être pragmatique mais garder en vue ses idéaux. Donc 
> pour ma part, je ne souhaite pas que l'informatique devienne le pré 
> carré d'une discipline quelle qu'elle soit.
>
> Je pense qu'au contraire, c'est l'occasion de mettre en place un 
> ensemble de personnel référent qui aurait comme vocation de préparer 
> et animer des formations auprès des professeurs à tout niveau, 
> d'accompagner l'introduction des pratiques dans les disciplines ou à 
> l'école, d'intervenir ponctuellement dans les classes sur un sujet ou 
> un autre et surtout de préparer des contenus, travail qui demande un 
> temps réaliste que ne peut fournir un enseignant alors qu'il a déjà 
> une ou des classes à gérer !
>
> Il existe bien sûr des embryons de ce type de dispositif, comme les 
> dispositif TICE, mais qui sont bien en deçà, en terme de moyens (pas 
> questions ici de remettre en cause la qualité du travail fourni par 
> les collègues), des objectifs à atteindre.
>
> Je pense qu'il faudrait proposer un vrai dispositif à travers des 
> équipes (pas forcément que des enseignants) qui auraient en charge
> - l'intervention pendant les heures de cours dans le domaine informatique
> - l'accompagnement des enseignants dans la construction de projets
> - la gestion de ressources à disposition des enseignants d'après les 
> besoins exprimés
> - la réalisation de contenus à partir de besoins exprimés par les 
> enseignants
> - la formation des enseignants dans le domaine informatique et de son 
> usage
> - la mise en place du réseau pédagogique, le soutien aux 
> établissements pour les appels d'offre, ...
>
> Nul doute, qu'à partir de ce moment, le libre prendra naturellement 
> toute sa place quand nous aurons des équipes qui auront, parmi ses 
> objectifs principaux, la nécessité de réfléchir globalement aux usages 
> de l'informatique sans être conduites par les objectifs d'une 
> discipline, ou des intérêts personnels.
>
> Mes amitiés,
> Fabio
Bonjour à tous,

En tant qu'enseignant du primaire, je partage entièrement la façon de 
voir de Fabio (merci pour cette intervention) : il faut des personnes 
ressources pour aider les enseignants en dehors des profs "bénévoles / 
militants" afin qu'ils s'approprient d'abord les outils dans leur 
gestion au quotidien de la classe. L'enseignement de l'informatique ne 
devrait venir que dans un deuxième temps. Beaucoup de collègues (au 
primaire) voient ça comme la nouvelle marotte à la mode, non sans 
raison, et sont très sceptiques pour différentes raisons : réalités du 
terrain (équipement, formation,...), méconnaissance des enjeux 
économiques et citoyens (manque de culture informatique). Faisons 
d'abord en sorte que l'usage "réel" des outils se fasse en classe avec 
nos élèves en aidant leurs enseignants (qui ne doivent pas subir mais 
être partie prenante pour que ça fonctionne). Une fois que les 
enseignants seront à l'aise dans l'utilisation quotidienne de 
l'informatique avec et devant les élèves (car beaucoup travaillent chez 
eux avec leur PC), la porte sera ouverte à l'enseignement de 
l'informatique. Par contre, ils devraient être davantage informés sur 
les enjeux / problèmes soulevés par l'utilisation de logiciels 
privateurs. Selon moi, beaucoup ne le feront que quand ils seront 
confrontés à un problème (perte d'un travail dans un fichier illisible, 
bug non résolu, support défaillant,...) ou quand ils utiliseront 
d'autres logiciels que ceux auxquels ils sont habitués (car vendus avec 
leur matériel) et qui sont aussi performants et simples d'utilisation. 
La découverte des limitations des solutions propriétaires et la 
découverte/utilisation de nouveaux outils libres peuvent être 
"déclencheuses" de questionnements, de remises en question de croyances 
(je paye donc c'est mieux, le libre c'est pour les barbus ou cette 
marque c'est cool ou du sérieux, ...).

Je verrais donc 2 "catégories" de personnes ressources :

_*A) Ceux qui aident les enseignants dans leur pédagogie au quotidien :*_
- soutien en classe,
- formation / information/ découverte des logiciels : faire découvrir 
SACoche, Étherpad, Géogébra... à mes collègues leur a donné ne serait-ce 
que l'envie de s'y mettre (mais il faut une formation derrière sous 
peine de découragement). Et ceci est possible avec des outils libres car 
ça ne coûte rien de les essayer et que c'est pérenne car on ne risque 
pas de perdre un travail, un investissement en temps de travail à cause 
d'une version ou de la disparition d'un logiciel.
- "programmation"ou adaptation simple d'outils en fonction des demandes 
enseignants (ajouts de plug-ins / de fonctionnalités spécifiques à 
l'établissement / personnalisation) : chose qui serait profitable à 
d'autres du fait de la mutualisation offerte par le libre.
- assistance sommaire pour répondre à des problèmes d'utilisation comme 
savoir imprimer sur l'imprimante réseau, dépanner un problème de 
connexion ... : ça peut paraître superflu pour des initiés mais ces 
tracas quotidiens d'utilisation sont un frein énorme (très souvent 
surestimé par méconnaissance ou peur de l'inconnu) pour "des 
non-techniciens" ou des personnes qui ne sont pas à l'aise avec l'outil.

_*B) Ceux qui sont des techniciens "purs" et qui seraient responsables 
de la mise en oeuvre matérielle (achats, investissements) :*_
- En amont, au niveau des décideurs des collectivités locales et de 
l'Éducation Nationale (administrateurs ET enseignants sur le terrain), 
il faudrait d'abord des conseillers (indépendants des entreprises, qui 
ne dépendent pas uniquement de l'EN ou des collectivités territoriales 
vu qu'aucun n'a les mêmes intérêts et missions) pour les éclairer 
objectivement (rien n'est ni tout noir ou tout blanc ou miraculeux) dans 
le choix des solutions pour les établissements. Il faudrait qu'ils aient 
une vision globale et réaliste des contraintes/obligations de chacune 
des parties.
Il faudrait qu'ils soient conscients des besoins réels (a-t-on besoin de 
supercalculateurs à l'école ? un réseau, un luxe dont on peut se passer 
? ...) des écoles, des coûts en favorisant la réutilisation de 
l'existant, la souplesse dans l'ajout/le déploiement de logiciels qui se 
grefferaient facilement au système en place, en limitant l'achat de 
licence, ....
Je risque de me répéter mais je regrette qu'une solution comme 
Amonecole+ soient si peu connue eu égard à ses nombreux avantages. Ça 
fonctionne très bien pour nos 14 classes avec un seul serveur dans nos 
locaux et pour actuellement une quarantaine de postes en clients légers 
(et quasiment avec seulement du matériel de récupération !). Avec ce 
système, il suffit de brancher un nouveau poste (qui doit pouvoir 
démarrer sur le réseau), sans avoir à installer quoi que ce soit (même 
pas besoin de disque dur !), pour qu'il soit opérationnel : si ça c'est 
pas de l'optimisation en temps et en argent !!! De plus, la diversité 
des outils utilisables / installables (un ENT complet comme Iconito ou 
Envole, en passant par SACoche, Gépi, Wordpress, ... et les logiciels 
tels que LibO, Géogébra, ....) est remarquable tout comme le confort 
d'utilisation avec une seule et même identification pour l'utilisateur 
quel que soit le logiciel utilisé (pas de multiplication d'outils avec 
des accès divers). Fin de la parenthèse Amonecole. Non je n'ai aucune 
action "chez EOLE" dont je profite "gratuitement" (même si l'EN finance 
une grosse partie avec d'autres collectivités d'après ce que j'ai 
compris). Leur partage (grâce aux logiciels libres, on y revient), vu le 
peu de financements alloués dans ce domaine..., nous permet de 
fonctionner de façon plus confortable et efficace pour les collègues (et 
moi aussi au final, avec une gestion réduite du parc grâce aux clients 
légers).

- À côté de ces conseillers, il faudrait localement (pour une 
maintenance rapide) rapide d'autres techniciens qui auraient un rôle de 
prestataire afin de réaliser les installations et d'équiper les écoles 
(en suivant les préconisations, un cahier des charges établi par les 
décideurs), d'assurer la maintenance matérielle et la partie logicielle 
(sécurité, sauvegardes, installation/ajout de logiciels intégrés, 
démarrage en début d'année avec importation des listes de classes, 
d'utilisateurs...).

C'était à mon tour, ma petite contribution...
Cordialement,

Thierry
>
>
>
>
>
>
> Le 03/11/2014 21:29, William Gambazza a écrit :
>> Bonsoir à tou(te)s,
>> j'essaie de relancer le débat et de créer les threads nécessaires parce
>> que pour l'instant il n'y a même pas débat sur cette question.
>> Il me semble pourtant, et je ne crois pas être seul ici, que ce débat
>> DOIT avoir lieu ici et que notre groupe DOIT fournir ses propositions
>> mais pour cela il nous faut poser les choses clairement.
>> Je ne suis pas non plus dupe sur l'éventuel devenir de ces
>> recommandations une fois parvenues sur le bureau d'un ministère mais je
>> suis convaincu que ce rapport fera lui aussi date et qu'il serait
>> dommage, une fois de plus, de passer à coté en tant que groupe EDUC...
>> non ?
>>
>> Bref, ceci étant dit, commençons avec ce 1er point de recommandations
>> indiqué dans le titre.
>> Quid de l'enseignement de l'informatique, je sais c'est un pavé dans la
>> mare mais en même temps si on n'en parle pas ça le restera longtemps et
>> ce serait dommage. On doit pouvoir arriver à un consensus sur ce sujet,
>> le temps tourne.....
>>
>> Personnellement je n'y suis pas opposé et je considère effectivement que
>> dans notre société cela devient urgent quel l'école traite cet aspect de
>> la vie citoyenne.
>> Le problème, si c'en est un, se situe dans les modalités et là j'avoue
>> ne pas parvenir à fixer mon opinion.
>> J'entends bien les arguments pour l'intégration à l'enseignement de la
>> technologie qui, sans faire de jeu de mot, semble le plus
>> "techniquement" réalisable, mais cela pose tout de même plusieurs
>> questions :
>>   -> au détriment de quoi dans cette discipline déjà fort chamboulée
>> lors des derniers changements de programmes à ce que j'ai cru 
>> comprendre ?
>>   -> quid de la formation des collègues qui n'ont pas forcément le
>> bagage nécessaire, ni même l'envie (même si par expérience je sais que
>> ce dernier critère ne fait pas vibrer dans les hautes sphères)
>>   -> A quel niveau ? Cela pose déjà la question du quoi et là par
>> contre, hormis demander qu'il y ait du Libre je vois pas trop en quoi
>> l'April aurait à se positionner.....
>>
>> Généraliser l'ISN ? -> pourquoi pas c'était ce qui était prévu à la
>> conception si je me rappelle bien mais là aussi le contenu devra être
>> différencié et modifié par rapport à la version actuelle. En l'état je
>> doute que les non-scientifiques soient attirés par cette option. Il
>> faudra toutefois veiller à ce que ce contenu traite plus clairement
>> qu'actuellement l'univers du Libre et là nous devrions insister pour que
>> le Libre y soit prioritaire dans les pratiques puisque les élèves y sont
>> invités à échanger et à travailler ensemble sur des projets. Quoi de
>> mieux comme situation pour présenter le Libre et ses valeurs ?
>> Introduire/élargir le coté "usages" comme l'indique Fabio me semble
>> cohérent, pour les mêmes raisons, afin d'attirer les autres filières
>> vers cette option mais reste à le définir ....
>>
>> Bref, voilà mon humble contribution au débat.
>> Qu'en dites-vous ?
>> Je m'en vais rédiger un ou deux autres threads mais perso je ne
>> couvrirai pas tout ;-)
>>
>> Librement
>> William
>>
>>
>>
>>
>> -- 
>> Pour gérer votre abonnement à la liste educ et vos informations 
>> personnelles :
>> http://listes.april.org/wws/info/educ
>>
>
>
> --
> Pour gérer votre abonnement à la liste educ et vos informations personnelles :
> http://listes.april.org/wws/info/educ


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<html>
  <head>
    <meta content="text/html; charset=utf-8" http-equiv="Content-Type">
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  <body bgcolor="#FFFFFF" text="#000000">
    <div class="moz-cite-prefix">Le 04/11/2014 12:48, fabio a écrit :<br>
    </div>
    <blockquote cite="mid:5458BD09.8050300@ac-reims.fr" type="cite">Bonjour
      à tou(te)s,
      <br>
      <br>
      Enseigner l'informatique pose la question générale de
      l'enseignement. Je suis désolé de commencer par ce poncif mais je
      voudrais étayer ma position à travers ce préalable que vous pouvez
      passer si vous avez peu de temps.
      <br>
      <br>
      ================= préalable ==================================
      <br>
      <br>
      La grande difficulté est à mon sens de sortir de cette logique
      inopérante et inefficace des disciplines (lettres, maths, ...). En
      effet, à tout niveau, quelle que soit la discipline, notre
      apprentissage doit aboutir à la résolution d'un problème :
      synthétiser un document en lettres, résoudre un problème de
      robinet, réparer ou construire un objet technologique, comprendre
      comment une guerre a eu lieu pour ne pas reproduire ces
      circonstances, comment gérer son budget, etc ... Il est
      complètement illusoire de penser que l'on fait uniquement des
      maths en maths, uniquement des lettres en lettres ou uniquement de
      l'économie en économie. Et pourtant, rien de plus compliqué que
      d'associer des disciplines de l'éducation nationale dans un
      objectif commun !
      <br>
      <br>
      La réponse est simple, nous ne pouvons pas tout savoir et notre
      première capacité va être de déléguer une partie des
      apprentissages à quelqu'un que l'on juge plus compétent parce que
      mieux formé ! Cette nécessité d'expertise se fera encore plus
      sentir au fur et à mesure que l'élève ou l'étudiant progresse dans
      sa scolarité. Chacun de nous en a bien conscience. On aboutit
      alors, en caricaturant un peu, à une science sans conscience !
      <br>
      <br>
      Pourtant, quelle chance serait de pouvoir continuer à travailler
      comme à l'école primaire, lieu idéal de la transversalité !
      <br>
      <br>
      Les outils informatiques offrent maintenant cette possibilité !
      L'expertise manquante se trouve maintenant, en partie, sur le net
      ou dans l'usage de certains outils informatiques et il y a la, à
      mon sens, un énorme terrain à défricher. Le rôle de l'éducateur
      reprend son sens en accompagnant l'élève ou l'étudiant dans son
      parcours d'apprentissage et on ne réclame plus chez un
      professionnel de l'éducation d'être un spécialiste de maths ou de
      lettres, mais d'être le garant d'un développement citoyen, actif,
      critique, soucieux d'une démarche scientifique ...
      <br>
      <br>
      Donc une vision bipolaire des compétences nécessaires : pédagogue
      dans le bon sens du terme et expert d'un domaine appelé à
      construire des contenus et accompagner les professeurs
      (éducateurs, instituteurs ...)
      <br>
      <br>
      Mais voilà, même si j'étais ministre de l'éducation nationale, il
      me serait impossible de bouleverser l'éducation à ce point.
      <br>
      <br>
      ========= fin du préalable
      ========================================
      <br>
      <br>
      Alors il faut être pragmatique mais garder en vue ses idéaux. Donc
      pour ma part, je ne souhaite pas que l'informatique devienne le
      pré carré d'une discipline quelle qu'elle soit.
      <br>
      <br>
      Je pense qu'au contraire, c'est l'occasion de mettre en place un
      ensemble de personnel référent qui aurait comme vocation de
      préparer et animer des formations auprès des professeurs à tout
      niveau, d'accompagner l'introduction des pratiques dans les
      disciplines ou à l'école, d'intervenir ponctuellement dans les
      classes sur un sujet ou un autre et surtout de préparer des
      contenus, travail qui demande un temps réaliste que ne peut
      fournir un enseignant alors qu'il a déjà une ou des classes à
      gérer !
      <br>
      <br>
      Il existe bien sûr des embryons de ce type de dispositif, comme
      les dispositif TICE, mais qui sont bien en deçà, en terme de
      moyens (pas questions ici de remettre en cause la qualité du
      travail fourni par les collègues), des objectifs à atteindre.
      <br>
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      Je pense qu'il faudrait proposer un vrai dispositif à travers des
      équipes (pas forcément que des enseignants) qui auraient en charge
      <br>
      - l'intervention pendant les heures de cours dans le domaine
      informatique
      <br>
      - l'accompagnement des enseignants dans la construction de projets
      <br>
      - la gestion de ressources à disposition des enseignants d'après
      les besoins exprimés
      <br>
      - la réalisation de contenus à partir de besoins exprimés par les
      enseignants
      <br>
      - la formation des enseignants dans le domaine informatique et de
      son usage
      <br>
      - la mise en place du réseau pédagogique, le soutien aux
      établissements pour les appels d'offre, ...
      <br>
      <br>
      Nul doute, qu'à partir de ce moment, le libre prendra
      naturellement toute sa place quand nous aurons des équipes qui
      auront, parmi ses objectifs principaux, la nécessité de réfléchir
      globalement aux usages de l'informatique sans être conduites par
      les objectifs d'une discipline, ou des intérêts personnels.
      <br>
      <br>
      Mes amitiés,
      <br>
      Fabio
      <br>
    </blockquote>
    Bonjour à tous,<br>
    <br>
    En tant qu'enseignant du primaire, je partage entièrement la façon
    de voir de Fabio (merci pour cette intervention) : il faut des
    personnes ressources pour aider les enseignants en dehors des profs
    "bénévoles / militants" afin qu'ils s'approprient d'abord les outils
    dans leur gestion au quotidien de la classe. L'enseignement de
    l'informatique ne devrait venir que dans un deuxième temps. Beaucoup
    de collègues (au primaire) voient ça comme la nouvelle marotte à la
    mode, non sans raison, et sont très sceptiques pour différentes
    raisons : réalités du terrain (équipement, formation,...),
    méconnaissance des enjeux économiques et citoyens (manque de culture
    informatique). Faisons d'abord en sorte que l'usage "réel" des
    outils se fasse en classe avec nos élèves en aidant leurs
    enseignants (qui ne doivent pas subir mais être partie prenante pour
    que ça fonctionne). Une fois que les enseignants seront à l'aise
    dans l'utilisation quotidienne de l'informatique avec et devant les
    élèves (car beaucoup travaillent chez eux avec leur PC), la porte
    sera ouverte à l'enseignement de l'informatique. Par contre, ils
    devraient être davantage informés sur les enjeux / problèmes
    soulevés par l'utilisation de logiciels privateurs. Selon moi,
    beaucoup ne le feront que quand ils seront confrontés à un problème
    (perte d'un travail dans un fichier illisible, bug non résolu,
    support défaillant,...) ou quand ils utiliseront d'autres logiciels
    que ceux auxquels ils sont habitués (car vendus avec leur matériel)
    et qui sont aussi performants et simples d'utilisation. La
    découverte des limitations des solutions propriétaires et la
    découverte/utilisation de nouveaux outils libres peuvent être
    "déclencheuses" de questionnements, de remises en question de
    croyances (je paye donc c'est mieux, le libre c'est pour les barbus
    ou cette marque c'est cool ou du sérieux, ...).<br>
    <br>
    Je verrais donc 2 "catégories" de personnes ressources :<br>
    <br>
    <u><b>A) Ceux qui aident les enseignants dans leur pédagogie au
        quotidien :</b></u><br>
    - soutien en classe,<br>
    - formation / information/ découverte des logiciels : faire
    découvrir SACoche, Étherpad, Géogébra... à mes collègues leur a
    donné ne serait-ce que l'envie de s'y mettre (mais il faut une
    formation derrière sous peine de découragement). Et ceci est
    possible avec des outils libres car ça ne coûte rien de les essayer
    et que c'est pérenne car on ne risque pas de perdre un travail, un
    investissement en temps de travail à cause d'une version ou de la
    disparition d'un logiciel.<br>
    - "programmation"ou adaptation simple d'outils en fonction des
    demandes enseignants (ajouts de plug-ins / de fonctionnalités
    spécifiques à l'établissement / personnalisation) : chose qui serait
    profitable à d'autres du fait de la mutualisation offerte par le
    libre.<br>
    - assistance sommaire pour répondre à des problèmes d'utilisation
    comme savoir imprimer sur l'imprimante réseau, dépanner un problème
    de connexion ... : ça peut paraître superflu pour des initiés mais
    ces tracas quotidiens d'utilisation sont un frein énorme (très
    souvent surestimé par méconnaissance ou peur de l'inconnu) pour "des
    non-techniciens" ou des personnes qui ne sont pas à l'aise avec
    l'outil.<br>
    <br>
    <u><b>B) Ceux qui sont des techniciens "purs" et qui seraient
        responsables de la mise en oeuvre matérielle (achats,
        investissements) :</b></u><br>
    - En amont, au niveau des décideurs des collectivités locales et de
    l'Éducation Nationale (administrateurs ET enseignants sur le
    terrain), il faudrait d'abord des conseillers (indépendants des
    entreprises, qui ne dépendent pas uniquement de l'EN ou des
    collectivités territoriales vu qu'aucun n'a les mêmes intérêts et
    missions) pour les éclairer objectivement (rien n'est ni tout noir
    ou tout blanc ou miraculeux) dans le choix des solutions pour les
    établissements. Il faudrait qu'ils aient une vision globale et
    réaliste des contraintes/obligations de chacune des parties.<br>
    Il faudrait qu'ils soient conscients des besoins réels (a-t-on
    besoin de supercalculateurs à l'école ? un réseau, un luxe dont on
    peut se passer ? ...) des écoles, des coûts en favorisant la
    réutilisation de l'existant, la souplesse dans l'ajout/le
    déploiement de logiciels qui se grefferaient facilement au système
    en place, en limitant l'achat de licence, ....<br>
    Je risque de me répéter mais je regrette qu'une solution comme
    Amonecole+ soient si peu connue eu égard à ses nombreux avantages.
    Ça fonctionne très bien pour nos 14 classes avec un seul serveur
    dans nos locaux et pour actuellement une quarantaine de postes en
    clients légers (et quasiment avec seulement du matériel de
    récupération !). Avec ce système, il suffit de brancher un nouveau
    poste (qui doit pouvoir démarrer sur le réseau), sans avoir à
    installer quoi que ce soit (même pas besoin de disque dur !), pour
    qu'il soit opérationnel : si ça c'est pas de l'optimisation en temps
    et en argent !!! De plus, la diversité des outils utilisables /
    installables (un ENT complet comme Iconito ou Envole, en passant par
    SACoche, Gépi, Wordpress, ... et les logiciels tels que LibO,
    Géogébra, ....) est remarquable tout comme le confort d'utilisation
    avec une seule et même identification pour l'utilisateur quel que
    soit le logiciel utilisé (pas de multiplication d'outils avec des
    accès divers). Fin de la parenthèse Amonecole. Non je n'ai aucune
    action "chez EOLE" dont je profite "gratuitement" (même si l'EN
    finance une grosse partie avec d'autres collectivités d'après ce que
    j'ai compris). Leur partage (grâce aux logiciels libres, on y
    revient), vu le peu de financements alloués dans ce domaine..., nous
    permet de fonctionner de façon plus confortable et efficace pour les
    collègues (et moi aussi au final, avec une gestion réduite du parc
    grâce aux clients légers).<br>
    <br>
    - À côté de ces conseillers, il faudrait localement (pour une
    maintenance rapide) rapide d'autres techniciens qui auraient un rôle
    de prestataire afin de réaliser les installations et d'équiper les
    écoles (en suivant les préconisations, un cahier des charges établi
    par les décideurs), d'assurer la maintenance matérielle et la partie
    logicielle (sécurité, sauvegardes, installation/ajout de logiciels
    intégrés, démarrage en début d'année avec importation des listes de
    classes, d'utilisateurs...).<br>
    <br>
    C'était à mon tour, ma petite contribution...<br>
    Cordialement,<br>
    <br>
    Thierry<br>
    <blockquote cite="mid:5458BD09.8050300@ac-reims.fr" type="cite">
      <br>
      <br>
      <br>
      <br>
      <br>
      <br>
      Le 03/11/2014 21:29, William Gambazza a écrit :
      <br>
      <blockquote type="cite">Bonsoir à tou(te)s,
        <br>
        j'essaie de relancer le débat et de créer les threads
        nécessaires parce
        <br>
        que pour l'instant il n'y a même pas débat sur cette question.
        <br>
        Il me semble pourtant, et je ne crois pas être seul ici, que ce
        débat
        <br>
        DOIT avoir lieu ici et que notre groupe DOIT fournir ses
        propositions
        <br>
        mais pour cela il nous faut poser les choses clairement.
        <br>
        Je ne suis pas non plus dupe sur l'éventuel devenir de ces
        <br>
        recommandations une fois parvenues sur le bureau d'un ministère
        mais je
        <br>
        suis convaincu que ce rapport fera lui aussi date et qu'il
        serait
        <br>
        dommage, une fois de plus, de passer à coté en tant que groupe
        EDUC...
        <br>
        non ?
        <br>
        <br>
        Bref, ceci étant dit, commençons avec ce 1er point de
        recommandations
        <br>
        indiqué dans le titre.
        <br>
        Quid de l'enseignement de l'informatique, je sais c'est un pavé
        dans la
        <br>
        mare mais en même temps si on n'en parle pas ça le restera
        longtemps et
        <br>
        ce serait dommage. On doit pouvoir arriver à un consensus sur ce
        sujet,
        <br>
        le temps tourne.....
        <br>
        <br>
        Personnellement je n'y suis pas opposé et je considère
        effectivement que
        <br>
        dans notre société cela devient urgent quel l'école traite cet
        aspect de
        <br>
        la vie citoyenne.
        <br>
        Le problème, si c'en est un, se situe dans les modalités et là
        j'avoue
        <br>
        ne pas parvenir à fixer mon opinion.
        <br>
        J'entends bien les arguments pour l'intégration à l'enseignement
        de la
        <br>
        technologie qui, sans faire de jeu de mot, semble le plus
        <br>
        "techniquement" réalisable, mais cela pose tout de même
        plusieurs
        <br>
        questions :
        <br>
          -&gt; au détriment de quoi dans cette discipline déjà fort
        chamboulée
        <br>
        lors des derniers changements de programmes à ce que j'ai cru
        comprendre ?
        <br>
          -&gt; quid de la formation des collègues qui n'ont pas
        forcément le
        <br>
        bagage nécessaire, ni même l'envie (même si par expérience je
        sais que
        <br>
        ce dernier critère ne fait pas vibrer dans les hautes sphères)
        <br>
          -&gt; A quel niveau ? Cela pose déjà la question du quoi et là
        par
        <br>
        contre, hormis demander qu'il y ait du Libre je vois pas trop en
        quoi
        <br>
        l'April aurait à se positionner.....
        <br>
        <br>
        Généraliser l'ISN ? -&gt; pourquoi pas c'était ce qui était
        prévu à la
        <br>
        conception si je me rappelle bien mais là aussi le contenu devra
        être
        <br>
        différencié et modifié par rapport à la version actuelle. En
        l'état je
        <br>
        doute que les non-scientifiques soient attirés par cette option.
        Il
        <br>
        faudra toutefois veiller à ce que ce contenu traite plus
        clairement
        <br>
        qu'actuellement l'univers du Libre et là nous devrions insister
        pour que
        <br>
        le Libre y soit prioritaire dans les pratiques puisque les
        élèves y sont
        <br>
        invités à échanger et à travailler ensemble sur des projets.
        Quoi de
        <br>
        mieux comme situation pour présenter le Libre et ses valeurs ?
        <br>
        Introduire/élargir le coté "usages" comme l'indique Fabio me
        semble
        <br>
        cohérent, pour les mêmes raisons, afin d'attirer les autres
        filières
        <br>
        vers cette option mais reste à le définir ....
        <br>
        <br>
        Bref, voilà mon humble contribution au débat.
        <br>
        Qu'en dites-vous ?
        <br>
        Je m'en vais rédiger un ou deux autres threads mais perso je ne
        <br>
        couvrirai pas tout ;-)
        <br>
        <br>
        Librement
        <br>
        William
        <br>
        <br>
        <br>
        <br>
        <br>
        --
        <br>
        Pour gérer votre abonnement à la liste educ et vos informations
        personnelles :
        <br>
        <a class="moz-txt-link-freetext" href="http://listes.april.org/wws/info/educ">http://listes.april.org/wws/info/educ</a>
        <br>
        <br>
      </blockquote>
      <br>
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